Manuelita

Mes expériences avec des organisations paysannes en Equateur

01 mars 2009

Lindo, lindo carnaval!

Envie de vous raconter le carnaval que j'ai passé ici... Ceux qui me connaissent savent que je suis une adepte du carnaval de Binche (spéciale dédicace à la famille de Stexhe :-) Mais cette année...je ne regrette pas de l'avoir raté!

Ici, pas de masques, de sabots, d'oranges ni de confettis... MAIS - pour rester dans les références belges - en Equateur, le carnaval ressemble à une Saint-V gigantesque. Une grande partie du pays se transforme en bataille géante d'eau, de peinture, de farine, d'oeufs et de n'importe quelle autre chose qui peut être balancée à la tête des passants... et personne n'est épargné (surtout pas moi, seule européenne de la ville!). C'était du délire complet pendant 4 jours! Pour la plus grande joie des enfants qui, munis de pompes à eau artisanales de tailles démesurées, aspergent ou plutôt trempent tous ceux qu'ils peuvent atteindre...les passants, les gens circulant sur les mobylettes ou à l'arrière des pick-up...mais le plus drôle est lorsqu'ils profitent de la fenêtre ouverte d'un bus pour tremper tous les passagers à l'intérieur qui n'ont aucune possibilité de recul! On trouve donc sur le bord des routes des "armées" d'enfants qui ne quittent pas leur poste durant les quatre jours de fête! Sortir de chez soi devenait comme entrer dans un grand jeu d'aventure! (Inutile de vous présicer que je n'ai pu prendre aucune photo de ces grands moments :-)

Et puis il y a aussi les musiciens...la musique typique du carnaval se joue à deux guitares et un tambour avec concours de couplets. Pendant trois jours j'ai accompagné Nelson -un collègue- et son frère, tous les deux guitaristes. Allant de maison en maison, de soirées en soirées, jouer de la musique, chanter, danser et bien sûr boire la caña (alcool de canne à sucre très fort)... De poste en poste, le groupe des personnes accompagnant les musiciens se fait de plus en plus grand. Dans chaque endroit oú l'on est acceuillis, on nous offre nourriture et boisson. Dans les communautés, le chef de famille tue souvent un cochon ou une poule pour sustenter tous ses invités.
La plus belle journée fut celle du dimanche oú nous sommes allés à la Cayana, la communauté de Nelson...une quarantaine de personnes réunies devant une maison de bois, dansant et chantant au milieu de la nuit de la forêt, accompagnés par le chant des grillons et des grenouilles.

Que ce soit ici ou là-bas, le carnaval reste toujours un moment de convivialité, de fête, de partage et d'accueil! En espérant que cette tradition ne se perde pas!

Posté par Manuelita à 03:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Merci, une fois de plus, Manue, pour ce partage. Et plein de gros bisous amicaux.

    Posté par Arthur, 01 mars 2009 à 10:13

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